[Animé] Premières impressions – Kyoukai no Kanata : les lunettes et leur fétichiste

 

« Euh, ouais… Mais non. Euh…? « . Mieux formulé, Kyoukai no Kanata m’a un peu laissée sans voix. Pas du tout parce que l’épisode pilot était un coup de génie, ou une pure horreur. Plus exactement, je ne sais vraiment pas quoi en penser… Il me laisse juste les yeux écarquillés, essayant de comprendre ce qu’il a voulu me présenter. En clair, contrairement à son prédécesseur Free!, Kyoukai no Kanata ne me livre pas du tout ce que j’attendais, ce qui en est un peu déconcertant. Et je ne sais pas vraiment si c’est pour le pire ou le meilleur. Sans spoilers.

Titre : Kyoukai no Kanata / Kyōkai no Kanata / 境界の彼方/Beyond the Boundary / Au delà des limites
Année de production : 2013
Studio : Kyoto Animation
Genre : Action, Fantastique, Surnaturel, Tranche de Vie
Nombre d’épisodes : 12

Petit résumé :

En surprenant une fille sur le point de sauter du toit du lycée, Akihito Kanbara n’écoute guère la voix de l’indifférence et décide de l’empêcher de se suicider. Il sauve ainsi Mirai Kuriyama, étrange lycéenne capable de manipuler le sang. Ce don unique fait d’elle quelqu’un d’immensément dangereux et condamné par le reste du monde. Elle découvre qu’Akihito est mi-humain et mi-yômu, ce qui lui permet de guérir rapidement de ses blessures et mieux : d’être immortel. La réunion de ces deux êtres devient alors le déclencheur d’étranges événements…

[ Résumé par Gekkou ]

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Hormis les saisons 2 de certains animés (dont Kuroko no Basket, Magi et Valvrave the Liberator), Kyoukai no Kanata devait se ranger quelque part avec Nagi No Asakura et Coppelion dans les animés de l’automne 2013 que j’attendais le plus, ou plus exactement, parmi ceux que j’étais le plus curieuse de visionner. Je n’ai pas encore décidé de ce que je ferai de Samurai Flamenco, on verra bien. Le bilan de Free! arrivera prochainement, mais vous pouvez déjà savoir que l’animé se regardait sans plus et honnêtement, je n’en attendais pas la même chose que Kyoukai no Kanata par exemple.
A savoir… J’espérais de Kyoukai no Kanata un scénario et des personnages en béton, avec le talent habituel de KyoAni dans l’animation. Qu’ils se débarrassent de leur moe qui, bien qu’étant une de leur marque de fabrique, ferait un peu tache pour un scénario pareil. Que des combats exceptionnels me fassent bondir sur ma chaise. Que l’aspect « slice-of-life » (grossièrement/littéralement traduit « tranche-de-vie ») ne soit pas omniprésent et pompe tout le potentiel de l’animé. Bref, rien que ça. XD

Le premier épisode remplit à peu près son rôle habituel de présentation des personnages, du décor et des enjeux. Mais en toute honnêteté, je ne peux pas dire que j’ai été particulièrement enthousiasmée. Pourtant, ça commence plutôt bien. La séquence d’introduction est à l’image du travail que peut faire KyoAni : elle démontre toute la beauté de leur animation, qu’on retrouvera tout au long de l’épisode (et de l’animé, j’espère). Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la rencontre entre Akihito Kanbara et Mirai Kuriyama ne manque pas de « piquant ». ^^

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Malheureusement, ça retombe aussi vite qu’un soufflé… Je dirais que cela repose surtout le manque flagrant de charisme des personnages, alors qu’ils sont tous les deux dotés de dons incroyables (excusez-moi du peu, mais l’immortalité et la manipulation du sang, ce n’est pas rien). C’est surtout le cas de Mirai Kuriyama, qui nous incarne ici l’éternel stéréotype de la fille sachant se battre, mais qui manque de confiance en elle et qui se prend les pieds dans tout et n’importe quoi. C’est de toute évidence l’éternelle touche de moe de KyoAni. Ou d’humour (mais bon, moi, ça me fait juste hausser le sourcil). Elle cache peut-être une force de caractère insoupçonnée… mais elle le cache très bien, pour l’instant.

Akihito Kanbara me paraît légèrement plus intéressant, pour son caractère à la fois flegmatique mais peut-être mélancolique aussi. Il a tout du lycéen ordinaire et autoproclamé fétichiste de megane (lunettes), mais tout le monde remarquera l’absence de sa famille et son isolement de toute évidence volontaire. Sinon, pourquoi vivre seul sans recevoir de courrier et choisir un club de littérature ne comportant que deux membres ? A cause de ses origines mi-humaines et mi-yômu, je suis aussi très curieuse de voir où il se situera sur l’échiquier des pouvoirs qui vont s’affronter. Il a beau se décrire lui-même comme quelqu’un évitant de s’impliquer dans des situations impossibles, il semble faire lui-même ses choix. Et je lui serais très reconnaissante de ne pas être un de ces héros se laissant porter par le cours des évènements.

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Le premier épisode se centre surtout sur ce duo principal, introduisant à peine les autres personnages. Seule Nase Mitsuki, la présidente du club de littérature auquel appartient Akihito, a droit à une rapide apparition. C’est le personnage tsundere par excellence, j’imagine. Elle aime bien se jouer d’Akihito… mais on se demande jusqu’où cela peut aller. Elle fait également partie du clan Nase, composé de chasseurs d’ombres et dirigeant la ville. On se doute donc qu’elle n’est pas une fille ordinaire…
Est aussi rapidement introduite la chasseuse d’esprits Shizuku Ninomiya, dont on n’apprend pas grand chose sinon qu’elle semble plutôt efficace dans son travail. A voir…
Et on termine avec les personnages qui ont l’air le plus intéressants : la sœur et le frère du clan Nase, Izumi et Hirofumi Nase.  Ils sont à peine entraperçus, mais ce sont ceux que j’attends avec impatience pour rajouter un peu de profondeur au duo principal.

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Ce premier épisode est aussi l’occasion de montrer que KyoAni sait animer des scènes de combat. Et plutôt bien, je dois dire. Le studio d’animation ne se moque donc de personne, et j’ai hâte de voir plus spectaculaire. ^^
Pour l’instant, par contre, on ne sait pas trop à quoi correspondent les fameuses ombres que sont censés chasser les personnages. Pourquoi les poursuivre ? A quel point sont-elles dangereuses ? On devine néanmoins que leur chasse dissimule peut-être un enjeu plus important que la sauvegarde de la ville ou autre…

Mais dans tout ça, le problème, c’est le ton de l’animé. Je n’ai rien contre le mélange des genres, mais bon sang (et sans mauvais jeu de mots), il faut savoir où mener tout ça. C’est bien le moe, mais je crains déjà la dérive et la perte du sérieux que présente le scénario de l’animé. Si avec des histoires comme celles de K-ON !, Free ! ou même Hyouka, ça passe, ici, je ne suis pas sûre d’apprécier. Ce n’est pas comme si je voulais à tout prix du gore et des têtes volantes, mais vraiment quelque chose de complexe et frappant. Alors, KyoAni, peu (voire pas du tout) de moe, par pitié.

Bilan : le premier épisode ne m’a donc pas enthousiasmée, ni horrifiée. Par défaut, je compte continuer l’animé pour voir jusqu’où il peut aller. Il faudra quand même vite fournir de solides éléments, à défaut de pouvoir servir ne serait-ce qu’un personnage charismatique. Le principal défaut de KyoAni, c’est qu’ils ont beau faire le plus souvent du « slice-of-life », ils ne réussissent jamais à rendre leurs personnages particulièrement intéressants (pour moi, en tout cas). Mais avec Hyouka et leur fameux « Ice cream », ils avaient quand même eu ce petit éclair de génie avec cette écriture intelligente qui m’avait charmée. J’espère que ça va recommencer. ^^

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