[Animé] Bilan – Blood-C : sang pour sang


Blood – C
… ou l’animé où il ne faut pas se fier aux apparences. En effet, si je devais résumer l’anime en un mot, ce serait « trompeur ». D’abord, il ne faut pas espérer que Blood-C soit la suite de Blood + ou autre franchise. Seul le personnage de Saya est repris, mais reste totalement différent de ceux que vous avez pu connaître avant. Étant une grande fan de Blood+, j’étais d’ailleurs assez déçue. Mais bon. Ensuite, si vous êtes déterminés à regarder cette série, il vous faudra avoir une bonne réserve d’endurance. En effet, Blood-C vous paraîtra tout bonnement ennuyant à mourir pendant toute une partie de l’animé (en fait, presque tout). Mais si vous deviez regarder quelque chose, c’est bien sa fin. J’ai terminé l’animé il y a presque deux ans, et je m’en souviens encore. Sans spoilers (ni de captures d’écran, désolée. Je les ai malheureusement effacées…).

 

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Titre : Blood-C
Année de production : 2011
Studio : PRODUCTION I.G
Genre : action, fantastique, mythe, horreur
Nombre d’épisodes : 12

Petit résumé :

En apparence, Saya Kisaragi est une jeune lycéenne tout à fait normale. Toujours présente pour aider son prochain et un peu tête en l’air, elle vit avec son père, Tadayoshi, prêtre shintoïste. Saya s’est vu confier par son père la mission d’éliminer les « Anciens ». Armée de son épée sacrée, elle traque ces monstres dévoreurs d’humains dont les apparitions sont de plus en plus fréquentes. De plus, la jeune fille commence à être sujette à de terribles maux de tête lui laissant voir des visions qu’elle ne comprend pas… Pourquoi les Anciens en ont après elle ? Et quelle est la signification de ses visions ?

[Source : Animeka]

Blood-C nous déstabilise dès le début par la façon dont se déroule un épisode. La série suit le même schéma pendant presque toute sa durée. Pour résumer, un épisode correspond à une journée de Saya. Le matin débute toujours calmement, par une chanson (stupide) qu’elle ne cesse de fredonner tout en allant au lycée. Là, on la suit en train d’évoluer parmi ses amis, très stéréotypés. Entre le délégué à lunettes amoureux de Saya sans qu’elle le remarque, la meilleure amie un peu brusque, les deux jumelles au caractère taquin et le beau garçon ténébreux, on ne peut s’empêcher de penser que l’animé n’a rien de vraiment intéressant. Le pire étant le caractère de Saya, une fille toute douce, naïve, qui ne comprend pas quand on est amoureux d’elle. Rien de brillant ou d’extraordinaire ne semble briser ce quotidien. Bref, à mourir d’ennui.

Pourtant, dès que la nuit tombe, on a l’impression d’être passé à un tout autre animé. C’est en effet le moment où Saya semble changer de personnalité. Elle arbore ainsi son épée, et se lance à la chasse des Anciens. Ceux-ci sont des monstres sanglants, qui dévorent les humains pour une mystérieuse raison. C’est là que l’animé peut sembler intéressant pour ceux qui adorent l’hémoglobine, le sang jaillissant partout à coup de corps arrachés. Personnellement, ce n’était pas mon cas. Quand j’ai vu que cela se poursuivait sur presque tous les épisodes, là, j’ai cru que j’allais tout bonnement arrêter l’animé. De plus, on se demande tout le long des épisodes de quel pacte les Anciens peuvent bien parler. En fait, autant le dire directement : l’animé ne fait que livrer des questions, et très peu de réponses.

Ce schéma très lassant est entrecoupé de visions bien étranges. Saya semble ainsi se souvenir d’un homme, qu’on reconnait tout de suite comme étant Fumito, le gentil propriétaire du café où Saya aime manger des guimauves avec du café. Il lui adresse des paroles bien sibyllines, qui prendront sens à la fin de l’animé.
Comme je le soulignais au début, c’est d’ailleurs le seul moment réellement intéressant de l’animé. Si vous deviez regarder Blood-C, je vous dirais même de sauter tous les épisodes jusqu’aux 3 derniers. C’est vraiment une des fins les plus stupéfiantes que j’aie pu voir … En fait, elle m’a tellement surprise que j’étais persuadée de m’être trompée d’animé. C’était vraiment surprenant, avec un brin de cynisme et de parodie des shôjos peut-être. XD Bon, je passe sur le côté vraiment très sanglant de la fin, qui n’est pas le plus intéressant encore une fois. Mais les révélations fracassantes faites à Saya le sont elles, bien plus. Avec elles, tout prend enfin sens : que ce soit ses visions, les Anciens, la ville, ses amis, ses parents et le fameux Fumito, bien sûr.

Côté character design, les CLAMP étaient aux commandes. Comme pour Code Geass, on peut dire que c’était réussi. Je pense qu’elles se sont fait plaisir en dessinant l’uniforme du lycée de Saya. D’ailleurs, il peut paraître assez original, mais vous comprendrez pourquoi à la fin encore.
Au niveau animation, ça ne m’a pas semblé plus exceptionnel que ça. Apparemment, le paquet a été plutôt mis sur le sang à la place… On voit que le public aimant le gore était ciblé. Il n’y a pas plus à dire. Rien de mémorable concernant la bande-son non plus. Je n’ai pas apprécié les génériques, que j’ai allégrement sautés. Et j’ai connu Mizuki Nana, la seiyuu de Saya, bien plus inspirée dans d’autres animés.

Bilan : Blood-C reste surtout mémorable pour sa fin, que je préfère ne pas spoiler. ^-^ Tous les points que je donne à l’animé reviennent entièrement à la fin. Ceci-dit, l’effet de surprise est bien meilleur quand on a supporté tout le début de la série, je pense. XD J’ai bien aimé le petit clin d’œil à xxxHolic aussi. ^^
Mais ce n’est pas du tout le genre d’animé que je regarderais de nouveau ou que je conseillerais. On ne s’attache pas du tout aux personnages, et l’histoire a été un calvaire à suivre. C’était d’un ennui mortel. Je n’ai d’ailleurs toujours pas vu le film censé conclure la série…
Pour terminer, ce n’est vraiment pas un animé à mettre dans toutes les mains, et je peux vous dire que j’étais très soulagée de l’avoir vu en version censurée. ^^’

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